Posts taggés ‘culture hip-hop’

La team Tino met le feu à la p’tite criée…respect !!

Dimanche, juin 6th, 2010

En bas du marché du Pré, pas très loin du Périph, à la P’tite Criée, Tino, Yaps, Guervé, les 10cipline, les Yinyang ont mis le feu et simplement fait la fête avec les gervaisiens à l’occasion de la restitution de l’atelier hip hop de l’EMGM, l’école de musique du Pré Saint-Gervais.

Ils ont débarqué avec leur pure énergie, sans crier gare et ont tendu la main aux enfants, aux piétons, aux curieux, aux voisins de passage. Ils nous ont livré, brut de décoffrage, un show généreux venu des racines du hip hop dont beaucoup se souviendront.

On les retrouvera sur des scènes plus spacieuses au Casino de Paris ou ailleurs, c’est ce que nous leur souhaitons, mais « God bless them » pour nous avoir donné à nous, aux enfants aussi, dont ils sont les grands frères, un riche aperçu de la culture hip hop dans ce qu’elle a de plus populaire et de plus vivifiante. A la p’tite Criée, on a vécu une “Block Party”, une fête de quartier comme il en existait à Brooklyn dans les seventies où des gamins qui deviendraient grands dansaient dans des lieux ouverts aux influences des sons Jamaïcains, des rythmes de James Brown et des messages de paix d’Afrika Bambaataa. Ils nous ont touchés aux tripes…

Voici deux extraits en fin de show, pour ne pas trop en dévoiler, avec toujours l’humilité de mettre en avant les kids qui prendront la relève. Toujours une histoire de famille et de transmission chez Tino. Allez les voir pour vous rendre compte. On vous dira bientôt où :

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Can’t Stop Won’t Stop - une histoire de la génération hip-hop Episode 1

Dimanche, octobre 18th, 2009

Extrait Chapitre 6 - L’évolution du style dans le monde des sept miles (p. 143)

Red Train Bronx NY 1973 - © Jon Naar - the faith of graffiti

Red Train Bronx NY 1973 - © Jon Naar - the faith of graffiti

“C’est sans doute difficile à imaginer de nos jours, mais au milieu des années 70, la plus grande partie de l’énergie juvénile qui s’est fait connaître sous le nom de hip-hop était concentrée dans un minuscule cercle de 7 miles (environ 11,5 km) de diamètre.
Prenez un plan de New York et faites glisser vos yeux de Manhattan vers le Bronx, en haut… (Lire la suite…)

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Can’t Stop Won’t Stop - une histoire de la génération hip hop

Samedi, octobre 17th, 2009

cantstopwontstop 249x300 Cant Stop Wont Stop   une histoire de la génération hip hopPlus qu’une histoire de la culture hip hop, le livre Can’t Stop Won’t Stop (d’après la devise du gang des Crips) est avant tout l’histoire de la constitution d’une génération et de ses combats pour être reconnue dans un contexte politico-social qui aurait voulu la réduire au silence et à l’invisibilité.
Jeff Chang examine à la loupe, fort de centaines d’entretiens et de recherches minutieuses, les quatre phénomènes principaux qui constituent l’expression de la culture hip-hop : les MC (Masters of Ceremony), les DJ, la breakdance et l’art du graffiti.
Dans la première partie du livre, Jeff Chang Remonte aux origines, parfois anciennes, de ces mouvements (les block parties de Kool Herc, inspirées de sa Jamaïque natale), il retrace la saga d’Afrika Bambaataa, qui rendit le hip-hop populaire dans le monde entier et créa la “Zulu Nation”.
Ce livre est aussi la meilleure et la plus complète histoire des gangs américains.

L’idée est de vous en livrer au fil du temps quelques morceaux choisis, associés à des photos et vidéos glanées sur le net pour les illustrer. Une nouvelle rubrique voit donc le jour sur le site : culture et histoire du hip-hop.

Episode 1 : L’évolution du style dans le monde des sept miles

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“Né dans la rue Graffiti”, Fondation Cartier pour l’art contemporain

Mercredi, juillet 8th, 2009

p1050257 300x225 Né dans la rue Graffiti, Fondation Cartier pour lart contemporainQuand le graffiti entre au Musée, cela donne l’exposition “Né dans la rue Graffiti” à la Fondation  Cartier pour l’art contemporain. Après le succés de “TAG”, la collection Gallizia au Grand Palais, cela prouve à nouveau que le regard que porte les “institutions” sur le “street art” est en train de changer radicalement en France.
Il faut juste rappeler, qu’au début des années 70, le Bronx était un territoire en guerre, laissé en friche par l’administration américaine. Quand on avait 14 ans et que l’on y vivait, rejoindre un gang était une option, s’exprimer en tant que graffeur ou grâce à la musique en était une seconde. Les  “writters” commençaient à tester leur art dans l’enceinte de leurs lycées, puis en délimitant leur espace urbain au croisement de deux rues, enfin sur les rames des métros pour que les graffs sortent des quartiers, rivalisent au delà du territoire et s’imposent.
Aujourd’hui, ils ont exporté leur art en Europe, en Asie, il est maintenant accroché aux cimaises des expositions.
“Né dans la rue Graffiti” rend hommage aux pionniers (P.H.A.S.E 2, Part 1, Seen), présente quelques œuvres de Basquiat et Keith Harring , enfin témoigne (par des films, des interviews, des photos de Jon Naar entre autres,…) de la naissance de la génération hip-hop, celle ici des graffeurs, maintenant rentrés dans le rang du marché de l’art et de l’univers des médias.
Du 7 juillet au 9 novembre 2009 à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261 Bd Raspail Paris 14

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Et en bonus :
Un film inédit présenté en exclusivité à la Fondation Cartier pour l’art contemporain dans le cadre de l’exposition Né dans la rue – Graffiti. A São Paulo, les pixadores inventent une nouvelle forme d’expression urbaine : le pixacão. Ce mouvement, encore méconnu en Europe, renouvelle totalement notre rapport au graffiti. Ce n’est pas du graffiti, c’est du pixo. A ne pas reproduire surtout, c’est chaud…
http://www.dailymotion.com/videox9sdzs

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Michael Jackson, par Jeff Chang : Morning’s End

Vendredi, juillet 3rd, 2009

Jeff Chang est l’auteur du livre “Can’t stop won’t stop”, somme et référence sur la naissance du hip-hop dans le Bronx, “A history of the hip-hop generation”. Le livre a d’ailleurs été récemment traduit dans une version française remarquable. J’aimerais à l’occasion retranscrire des extraits ici par des chroniques pourquoi pas.

mj 1 300x300 Michael Jackson, par Jeff Chang : Morning’s EndSur le blog de Jeff Chang, je suis tombé sur une photo délirante des Jackson Five sous-titrée avec malice “home” (voir ci-contre), et un article assez engagé sur le destin tragique de Michael Jackson. Alors pour vous, en exclu, la traduction approximative de cette article. Pour ceux qui préfèrent la VO (et veulent m’aider à la traduction) : cliquez-ci

Allez, une petite dédicace perso à Marie qui était amoureuse de Michael quand elle avait 6 ans et vivait encore à Paterson avec dad and mum (j’aurais adoré mettre une photo, mais bon)…et aussi un des commentaires posté sur l’article de Jeff qui résume assez bien sa portée :
“Great post Jeff. I felt like I lost Mike years ago. Yesterday made the feelings real. I hope that he truly is resting in peace.”

Voici l’article, je me suis permis d’y ajouter 3 vidéos en illustration du texte de Jeff Chang :

“Bien avant que l’on puisse lire sur le visage cubiste et étiolé de Michael Jackson une performance artistique, les blessures d’un racisme vécu de l’intérieur ou les trop pleins de l’ennui et de la richesse, toutes ces choses qui nous font détourner notre regard, il y avait sa voix.

Ce que Berry Gordy (Berry Gordy Jr est le producteur qui a fondé le label Motown) a entendu de ce garçon de 10 ans fut « émotion, inspiration et douleur »(…) (on pourrait traduire « knowingness » par « vision intérieure » ?).
Pour cette voix, il a perdu son enfance.
Ou plus précisément, il nous a donné sa voix. Ses prestations les plus émouvantes parlaient d’éloignement, de destitution, de désir d’être ailleurs, de l’incapacité de revenir à un passé perdu. Pensez à ces chansons que la génération hip-hop vénéraient : “I’ll Be There”, “I Wanna Be Where You Are”, “Who’s Loving You”, “Maybe Tomorrow”, “All I Do Is Think Of You”, “Ready Or Not”. Dans ces chansons, la « knowingness » (vision intérieure ?) de Michael sonnait plus comme une forme de fragilité. A l’opposé , mais cela ne compense en rien, la pause estivale de “It’s Great To Be Here”.

Jackson 5 Five Maybe Tomorrow
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Si vous souhaitez comprendre comment ce garçon-rêveur et ambivalent, cette incarnation de toutes nos notions de jeunesse et de beauté, ressentait les feux de la rampe et voulait être « normal », écoutez le chanter “Got To Be There”. Quand il décrit la fille de ses rêves marcher à l’aube, c’est comme s’il avait projeté son rayonnement sur elle, imaginant un amour idéal au delà du sang et du broyage de la machine quotidienne à faire des stars.
Quand il touche ce moi “sublimé” (associé plus tard au mot “home”), il nous l’a déjà laissé en patûre.

Michael Jackson - Got To Be There - 1971
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Mais en tant que public, nous étions insatiable et sans pitié. Des années plus tard, après l’aisance et la joie apportées par ses 20 ans, après avoir été brisé par son auto-mutilation et les étranges scandales de ses 30 ans, Michael Jackson laissera entendre un tragique, pathétique et poignant : « avez-vous vu mon enfance ? » (”Have you seen my childhood?”). Mais à ce moment, beaucoup d’entre nous avait déjà passé leur chemin en lui tournant le dos.

Michael Jackson - Childhood
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A la fin, il a même perdu sa voix, auto-diffusée par les avocats et autres gardiens de sa richesse dilapidée, voix consommée par les « Mickey Mouse-sounding paid-TV defenses and overproduced songs », avant finalement de s’éteindre dans le silence.

Le temps réhabilitera la grandeur du talent artistique de Michael Jackson. En espérant aussi qu’il laissera en nous la prise de conscience de notre complicité dans sa chute.”

Vu et traduit sur le blog de Jeff Chang, “Can’t stop, won’t post”

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